Biennale de Venise – Réflexions sur les villes de taille moyenne
À l’occasion de la journée d’études “L’intelligence des villes”, le 24 mai dernier à la Biennale d’Architecture de Venise, Alexandre Born a eu l’opportunité de partager quelques réflexions sur un sujet qui nous est cher chez Bellevilles.
Ces petites et moyennes villes qu’on connaît tou·te·s.
Celles où on a grandi, qu’on traverse en vacances, ou qu’on rêve parfois de retrouver.
Des villes à taille humaine,
où la nature n’est jamais très loin,
où les relations sont plus simples,
et où la qualité de vie peut être exceptionnelle.
Mais ce potentiel est souvent invisible.
Ces villes sont parfois délaissées, peu desservies, marquées par un parc de logements dégradé, un manque d’emplois ou par des centres-villes au ralenti.
Alors on se pose la question :
Qu’est-ce qui a abîmé ces cœurs de ville ?
La voiture ? L’étalement urbain ? Les centres commerciaux ? Le désinvestissement politique ? Est-ce la poule ou l’oeuf qui est venu en premier ?
Nous sommes convaincus qu’il est possible d’inverser la tendance, mais pour ça, il faut que ces villes redeviennent désirables pour la majorité d’entre nous, il faut redonner aux gens l’envie d’habiter dans des logements collectifs et doter ces logements d’attributs concurrentiels à ceux du pavillon en périphérie.
Il faut donc rénover les logements en mettant en valeur le patrimoine historique,
Proposer des lieux de vie bien pensés, ouverts, collectifs,
Investir dans la qualité, dans la performance énergétique,
Faire confiance aux savoir-faire locaux pour créer de l’activité économique, qui reviendra dans les commerces,